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  • Maddie

3 preuves qu'être écrivain est un "vrai" job.

( bon, en vrai, y'en plus que 10, hein...)


(Cet article est le fruit de la collaboration de plusieurs personnes, qui on bien voulu répondre à ma question. Merci donc à mes consoeurs Jo Ann Von Haff, Blandine P. Martin, Pauline Libersart, Leane Morton et toutes celles du groupe Romanciers. 3.0 )


Il t'es certainement déjà arrivé de te trouver face à des gens qui te demandent ce que tu fais dans la vie.

Imagine-toi la scène, lors d'un repas de famille.

Il est quatorze heures, entre le fromage et le dessert, tu viens de passer trois heures à table et le nouveau chéri de ton arrière grand-tante (que tu vois une fois tous les 32 du mois), braque son regard sur toi et te pose la question de la mort qui tue.


"— Et sinon, Marie-Charlotte/Jean-Hubert, qu'est-ce que vous faites dans la vie ?"


Inspiration par le nez. Une fois, deux fois. Ça va le faire, tu vas lui dire les choses parce qu'il n'y a rien de honteux à exercer le métier que tu as choisi. Parce que c'est un vrai métier, bordel !

 

Seulement, lorsque tu réponds à Roberto - le copain de tatie Ginette - que toi, t'es "écrivain/auteur/autrice/romancier/romancière", toute la tablée te regarde d'une drôle de manière.

Silence de mort.

On entend presque les mouches voler.

Instant d'égarement, durant lequel ces personnes digèrent la bombe que tu as osé lancer.

Enfin, une réaction. Le monde se remet à tourner.

Pis on te dit : "Mais c'est pas vrai métier, ça ! C'est tout au plus un loisir !"





FAUX ! (Mensoooonges ! Hérésiiiiie !!!!)


Et je vais te le prouver en quelques exemples.


Preuve n°1 : La définition même du mot TRAVAIL.

Selon le Larousse : Activité de l'homme appliquée à la production, à la création, à l'entretien de quelque chose : Travail manuel, intellectuel. Activité professionnelle régulière et rémunérée.


Preuve N°2 : Un roman est en soi une oeuvre de l'esprit. Elle nécessite un effort intellectuel dans sa création. À partir du moment où cet effort est rémunéré d'une quelconque façon, c'est un travail. Quand c'est répété AU QUOTIDIEN, alors cela devient un métier.


Juste pour ces quelques lignes, j'ai envie de dire à tout ceux qui ouvrent de grands berlons et mettent leur bouche en cul de poule quand tu leur dis que ton job, c'est d'écrire des romans :


"Et Toc ! Dans ta faaaace !"


On va arrêter de lister les preuves (parce que ça me fait un peu suer de toujours devoir trouver une justification à tout) et je vais te raconter ce qu'on fait dans ce métier. Tu comprendras que ce n'est pas juste poser son c.. sur une chaise, devant son ordi ou son cahier, et attendre que ça se passe.

Non, c'est bien plus que ça.


Écrire, même si c'est ta passion, c'est dur, c'est prenant, c'est un travail de tous les instants, c'est fatigant... mais c'est tellement génial de vivre de sa passion !


Si tu choisis de devenir auteur indépendant (mais certains points valent aussi pour ceux qui sont édités en maison d'édition - quand même) :

→ On est branding. → On est une mission. → On est une marque. → On est marketing. → On est communication. → On est stratégie. → On est networking. → On est comptabilité. → On est employeur.

→ On est chef de projet

→ On est coordinateur

→ On est éditeur → On est évolution perpétuelle.

En résumé : on est une entreprise à nous toutes seules. :)


Tu vois toutes les casquettes qu'on porte en même temps ?

C'est pas rien, hein ?

Quel loisir fait ça ? Allez, cherche...


Sinon, j'ai gardé le meilleur pour la fin, la cerise sur le gâteau, le ce que tu voudras mais qui est super important :


Preuve n°3 : Tu fais du fric.

Plus ou moins, pour être honnête, mais la vente de tes livres génère de l'argent. Et si tu taffes comme il faut, que tu y mets toute ton énergie, que tu appliques une stratégie de malade, que tu bosses pour faire connaître ton entreprise, alors, oui, il y a des chances pour que tu vives de ta passion.


On revient trente seconde à la définition du Larousse. Ça disait quoi déjà ? Ah oui : "Activité professionnelle régulière et rémunérée."

Jubilation.


En bref, et sorti de ces considérations, dans le métier d'auteur/ écrivain/ romancier - et encore plus lorsqu'on est indépendant/auto-édité - on apprend chaque jour un véritable savoir-faire, on se forme, on acquiert une expertise, on devient décisionnaire pour chaque étape. C'est un métier qui s'apprend et qui demande un travail quotidien de longue haleine.


Pour finir, je tenais juste à signaler que se justifier sur ça est injuste et totalement débile. Comme l'a justement fait remarquer l'une de mes consoeurs, est-ce qu'on demande à un boucher de se justifier sur son métier ? Non ?

Eh bien nous, c'est pareil.



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